8.15.2017

Georges Moustaki : Les Eaux de mars


Un peu d'histoire

Cette chanson est la reprise de "Aguas de Março" du musicien et auteur brésilien Tom Jobim.

Celui-ci l'aurait composée en 1972 lors d'un séjour dans une petite maison au bord d'un chemin en consttruction.

En se reposant et admirant le paysage, il aurait commencé à chantonner "é pau, é pedra, é o fim do caminho" ... plus tard, allongé, il s’aperçut que ce thème lui plaisait et prit un morceau de papier qui protégeait le pain, et commença à imaginer les paroles de la chanson.

La reprise de Georges Moustaki

Moustaki , passionné par le Brésil et sa culture si riche (de Jorge Amado à Chico Buarque, en passant par Gilberto Gil, Vinicius de Moraes ou Jorge Ben), s’intéresse beaucoup au mouvement de la Bossa Nova.

C’est pour son album Déclaration, en 1973, qu’il reprend le succès de Tom Jobim sous le titre "Les Eaux de mars ".

Paroles

Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire
C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil
C'est la mort, le sommeil, c'est un piège entrouvert

Un arbre millénaire, un nœud dans le bois
C'est un chien qui aboie, c'est un oiseau dans l'air
C'est un tronc qui pourrit, c'est la neige qui fond
Le mystère profond, la promesse de vie.

C'est le souffle du vent au sommet des collines
C'est une vieille ruine, le vide, le néant
C'est la pie qui jacasse, c'est l'averse qui verse
Des torrents d'allégresse, ce sont les eaux de Mars

C'est le pied qui avance à pas sûr, à pas lent
C'est la main qui se tend, c'est la pierre qu'on lance
Un oiseau dans l'air, un oiseau qui se pose ,
Le jardin qu'on arrosse , une source d'eau claire
C'est un trou dans la terre , un chemin qui chémine
Un chagrin qui chagrine , c'est un peu solitaire
Une écharde, un clou, c'est la fièvre qui monte
C'est un compte à bon compte, c'est un peu rien du tout

Un poisson, un geste, c'est comme du vif argent
C'est tout ce qu'on attend, c'est tout ce qui nous reste
C'est du bois, c'est un jour le bout du quai
Un alcool trafiqué, le chemin le plus court

C'est le cri d'un hibou, le corps ensommeillé
La voiture rouillée, c'est la boue, c'est la boue
Un pas, un pont, un crapaud qui croasse
C'est un chaland qui passe, c'est un bel horizon
C'est la saison des pluies, c'est la fonte des glaces
Ce sont les eaux de Mars, la promesse de vie

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Une pierre, un bâton, c'est Joseph et c'est Jacques
Un serpent qui l'attaque, une entaille au talon
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire

C'est L'hiver qui s'efface, la fin d'une saison
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de Mars
La promesse de vie, le mystère profond
Ce sont les eaux de Mars dans ton cœur tout au fond

À écouter dans le blog

8.10.2017

Georges Moustaki - Les marchands (live)


Chanson de l'album "Danse" sorti en  1972 en 33T

Belle chanson que vous pouvez aussi écouter par ici

Les marchands ( Musique et paroles de Georges Moustaki ) 

Paroles

Il y avait des bois et des champs,
Les fruits poussaient spontanément
Et les fleuves étaient transparents
Avant que viennent les marchands.

La terre aimait bien ses enfants,
Et la nuit berçait les amants.
On faisait l'amour tendrement
Avant que viennent les marchands.

On travaillait tout doucement,
On se reposait très souvent.

On allait en tapis volant
Visiter les pays d'orient.
Le désert était encore blanc
Avant que viennent les marchands.

On était tous les fils du vent
Et les chiens n'étaient pas méchants.
On pouvait rêver librement
Avant que viennent les marchands.

On travaillait tout doucement,
On se reposait très souvent.

On vivait le reste du temps.

8.08.2017

MOUSTAKI 1973 : Il y avait un jardin // Les enfants d’hier


MOUSTAKI 1973 : Il y avait un jardin - Les... par aara2

Au Québec- émission TV " Vedettes en direct" animée par Pierre Chouinard

Il y avait un jardin

Paroles

C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume, entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin, une maison, des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leur grands-parents

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus



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Les enfants d'hier 

"C'est une chanson que nous avons apportée du Brésil.  C'est une chanson qui n'est pas terminée ... et je fais appel à votre imagination et à votre coopération."

Nous sommes des enfants d'hier
Qui n'ont pas encore grandi
Nous tirons encore la langue
Et nous faisons beaucoup de bruit
Nous jouons avec des guitares
Et nous écrivons des chansons
Nous fumons des herbes bizarres
Qui poussent autour de la maison

"Vous pouvez chanter avec nous"

"On ne vous entend pas beaucoup"

"L'instrument que vous entendez , c'est n'est pas un chien qui aboie 

On l'a rapporté du Brésil et ça s'appelle une "Cuica"

"Les Cloches"

"La Boul"

"La Contrebasse"

Le choeur

"On va le faire ensemble pour finir "

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Vous pouvez écouter "Les enfants d'hier" par ici

Paroles

Nous sommes des enfants d'hier
Qui n'ont pas encore grandi
Nous tirons encore la langue
Et nous faisons beaucoup de bruit
Nous jouons avec des guitares
Et nous écrivons des chansons
Nous fumons des herbes bizarres
Qui poussent autour de la maison

Parfois la vie nous illumine
Quand le soleil est de retour
Sur le sommet de ces collines
Où nous allons faire l'amour
C'est nous que les voisins détestent
C'est à nous qu'on offre des fleurs
On surveille nos moindres gestes
On reprend nos chansons en choeur

Notre berceuse était amère
Quand nous étions petits soldats
Lorsque dehors il faisait guerre
Lorsque dedans il faisait froid

Nous sommes des enfants d'hier
Qui n'ont pas encore grandi
Nous tirons encore la langue
Et nous faisons beaucoup de bruit

Georges Moustaki - Il est trop tard (1973)


Georges Moustaki chante "Il est trop tard" aux côtés de Mikis Theodorakis et de Melina Mercouri

Moustaki : "Le dernier été que j'ai passé  , le premier et le dernier été que j'ai passé en Grèce , c'était dans une île pas très loin d'Athènes , j'ai rencontré Melina ... et nous passions nos soirées sur la terrasse d'une maison ( ... ) c'est pas une image d'épinal , mais c'était ça ...
Je crois que c'est ... sur cette terrasse, j'ai chanté "


Pendant que je dormais
Pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard
Mon enfance est si loin, il est déjà demain
Passe-passe le temps , il n'y en a plus pour très longtemps

Pendant que je t'aimais, pendant que je t'avais
L'amour s'en est allé, il est trop tard
Tu étais si jolie, je suis seul dans mon lit
Passe-passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps

"Ça c'était une pensée pour ce qu'il devait se passer un peu plus tard"

Pendant que je chantais, ma chère liberté
D'autres l'ont enchaînée, il est trop tard
Certains se sont battus. moi, je n'ai jamais su
Passe-passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps

Pourtant je vis toujours, pourtant je fais l'amour
M'arrive même de chanter sur ma guitare
Pour l'enfant que j'étais, pour l'enfant que j'ai fait
Passe-passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps

Pendant que je chantais. pendant que je t'aimais
Pendant que je rêvais, il était encore temps

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